DES ORDURES MENAGERES EN OR…
Où en sommes nous ?
Ces derniers mois, vous avez certainement trouvé dans votre boîte aux lettres pas mal de papiers à ce sujet. En effet, des associations se sont créées, des réunions d’information
se sont tenues, des pétitions ont circulé…Mais surtout vous avez reçu votre avis d’imposition pour les taxes foncières où vous avez pu constater une augmentation de près de 90% pour la cotisation
relative aux ordures ménagères. Cela n’était pas vraiment une surprise, mais tout de même….Avant de faire le point, nous pensons qu’il est bon de rappeler brièvement les éléments principaux du
dossier.
SICTOM ET SYMIRIS : ces deux sigles recouvrent la collecte et le traitement
de nos ordures ménagères ;ces deux syndicats sont en crise et la situation peut se résumer comme suit :
- 10,8 millions d’euros ( 70 millions de francs )
de déficit ;
- des millions d’investissement inexploités, hors
service, ni entretenus, ni utilisés ;
- des procédures d’appel d’offre
irrégulières ;
- une gestion douteuse, des facilités et des
indemnités en tout genre, parfois élevées, versées aux responsables……..
Le résultat d’une telle situation :
- l’augmentation, comme nous venons de le voir, de
près de 90% de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères…
- une collecte de plus en plus soumise à des
aléas ;
- le tri sélectif remis en cause, alors qu’il
avait été bien reçu par une population consciente de l’intérêt de ce geste écologique…
Où en sommes nous en ce début 2003 ?
Tout d’abord, le SICTOM : en novembre, lettre de Mr Gérard Larcher,
Sénateur Maire de Rambouillet, et présentement président du SICTOM, dont l’objet était en premier lieu de se « dédouaner » de la gestion passée en soulignant qu’il n’avait aucune
responsabilité dans celle-ci jusqu’en novembre 2001, oubliant simplement de dire que le président démissionnaire n’était autre que Mr Assel, « son bras droit » ( dixit Le Parisien du
2/12/2002 ), adjoint chargé des affaires intercommunales. Dans ces conditions la surprise de Mr Larcher devant la situation catastrophique du SICTOM est pour le moins étonnante ou alors c’est
qu’aucune communication n’existait entre ces deux élus…Il faudrait aussi que le SICTOM nous explique comment nous produisons annuellement 700 kg d’ordures par habitant ( une raison avancée pour
le niveau de la taxe ) alors que la moyenne nationale serait aux alentours de 475 kg.
Et maintenant les communes :
Chacune d’entre elles désigne son représentant aux syndicats intercommunaux. Sauf à jouer le rôle de potiches, les délégués des communes ne peuvent pas non plus jouer celui des
ignorants sur ce qui s‘est passé au SICTOM. Certes, on leur a présenté des dossiers et des comptes biaisés, voire falsifiés, mais on pourrait tout de même leur reprocher au moins un manque de
vigilance. Ils ne pouvaient être aveugles devant les dépenses ou facilités signalées plus haut, allant jusqu’à des lignes budgétaires vraiment confortables pour des frais de représentation…Les
petits fours des réceptions étaient, semble-t-il, particulièrement abondants… et cela n’étonnait personne ? Certes, en mars 2002 on nous a informé que 5 communes des environs, dont
Auffargis, avaient adressé un courrier au nouveau président du SICTOM pour lui faire part de leurs états d’âme en « condamnant les faits graves qui ont conduit à cette situation
catastrophique », mais évidemment en dégageant par ailleurs la responsabilité de leurs représentants. Dans ce même papier, ces communes mettent en cause les services de contrôle de l’Etat
qui n’auraient pas « alerté les responsables ». C’est comme si on accusait les gendarmes d’être directement responsables des hécatombes routières… !
Il faut savoir que la Cour Régionale des Comptes d’Ile de France avait adressé en octobre 2000 aux communes adhérentes du SICTOM une liste d’observations mettant gravement en cause
sa gestion. On peut donc s’interroger sur les réactions – ou plutôt l’absence de réactions – des responsables de l’époque ; comment croire qu’on leur avait dissimulé ce rapport ?
En résumé, pour tous ces messieurs, la formule devenue fameuse, « responsables mais pas coupables » doit s’appliquer… Mais par quelles actions ces communes se sont-elles
attachées à défendre leurs contribuables ? Elles ont voté le budget 2003 du SICTOM en novembre dernier...! Elles auraient dû déposer plainte auprès des tribunaux compétents ;
elles ne l’ont pas fait… ! ( sauf Magny-les-Hameaux et Lévis St Nom ). Il y a donc loin des paroles aux actes.
Les actions des contribuables :
Devant cette situation et l’irresponsabilité affichée des communes, il restait l’action des « cochons de payants » . Des associations de défense sont nées, on
trouvera ci-après les coordonnées des plus proches de nous. A ceux qui n’ont pas pris contact avec elles, nous conseillons de le faire ; il n’est peut-être pas trop tard pour se joindre aux
actions conjointes qu’elles ont entamées auprès du Tribunal Administratif pour éventuellement être indemnisés en cas de décision en notre faveur. En tout état de cause, nous vous conseillons, si
vous ne l’avez déjà fait, de contester l’augmentation de la taxe auprès du centre des impôts de Rambouillet. Bien sûr, vous recevrez un refus, mais vous aurez pris date auprès des services
fiscaux.
Deux associations proches de vous :
- Association d’Initiatives Citoyennes du Sud
Yvelines ( AICSY )
4, rue Louareux 78120 Sonchamp – tél.01 34 84 54 50 – Fax. 01 34 84 54 51
- Collectif de Défense des Usagers du Sictom et du
Smyris ( CODEUSS )
24 chemin du Vieux Moulin 78610 Le Perray en Yvelines
Henri Bourdereau
Lettre ouverte à Monsieur le
Maire,
Le Mini-club doit-il encore, et pour combien de temps, faire ses
preuves ? Depuis 15 ans, des locaux prêtés « pour voir » si ce service était réellement un besoin ou un caprice de quelques mamans, sont toujours le lieu d’accueil des jeunes
enfants d’Auffargis. Ils étaient 2 au démarrage, ils sont entre 35 et 40 chaque soir maintenant. Les meubles, achetés chez Ikea, n’ont pas été remplacés. De guerre lasse, les parents se sont
mobilisés pour rafraîchir les murs. La cour de récréation, avec son coin poubelles et sa pente dangereuse, fait toujours l’affaire. Pour clore cet inventaire, ajoutons que l’entretien des locaux est assuré par les animateurs.
La situation financière, déjà précaire, ne cesse de s’aggraver au fil des
années : une animatrice, seulement , est prise en charge par la mairie ; les autres, dont le nombre va croissant, sont rémunérés directement par l’association. Il ne reste jamais
d’argent dans les caisses pour acheter un minimum de petit matériel d’animation : peintures, crayons, pâte à modeler……………Ne parlons pas des équipements ludiques qui se trouvent dans tout
centre d’accueil digne de ce nom, les enfants d’Auffargis n’y ont pas droit : Serions nous une commune pauvre ?
Et, en prime, plus de sorties ( piscine, cinéma ………) depuis quelques années déjà, la municipalité ayant
revendu son car aux établissements Perrier, rentabilité oblige aux dépens des enfants.
Face à tous ces problèmes, les
parents bénévoles qui doivent déjà recruter les animateurs, faire les fiches de paie, les déclarations administratives, les demandes de subvention, la facturation, s’épuisent les uns
après les autres. La limite de ce mode de fonctionnement est-elle atteinte ?
Cette possibilité a été envisagée et même souhaitée lors d’un débat public,
début décembre, auquel aucun membre de l’équipe municipale n’est venu participer alors que son programme électoral annonçait : » améliorer les conditions d’accueil ( confort, espace,
matériel ) des enfants confiés au mimi-club. »
Est-ce normal d’avoir si peu de considération pour la petite enfance
d’Auffargis ?
E. Denoeud , Y. Vigarié
Exemples d’accueil péri-scolaire dans les communes voisines
Le
Perray-en-Yvelines :
-
de 7h30 à 8h20 dans chaque groupe scolaire, de 16h30 à 19h, plus mercredis et congés
scolaires dans les locaux du centre communal de loisirs.
Personnel d’encadrement recruté et rémunéré par la commune
par l’intermédiaire du centre de loisirs ; tarifs conformes aux
directives de la CAF basés sur le quotient familial.
Les Essarts le
Roi :
- de 7h à 9h et de 16h30 à 19h, plus mercredis et congés scolaires au centre municipal de
loisirs
Gestion, encadrement et sa rémunération assurés par la commune ;tarifs conformes aux directives de la CAF ; possibilités de demi-journées.
Libre expression au village
A Auffargis, quel moyen une association a-t-elle de s’exprimer par affichage ? Le panneau proche de la mairie est réservé aux avis
officiels et municipaux ; rien de plus normal. Encore que parfois on puisse y voir des annonces provenant d’associations dont les objectifs anodins doivent paraître suffisamment
« politiquement corrects » aux yeux de la municipalité pour avoir le privilège d’y être apposées.
Ce ne fut évidemment pas le cas pour les remerciements d’un candidat aux dernières législatives. Les panneaux électoraux officiels, trop rapidement disparus, tout moyen de
remercier ses électeurs par voie d’affichage lui fut donc refusé.
Dans les communes autour de nous, il existe des panneaux « libre expression », et donc de libre accès, qui permettent aux associations et aux groupements de
citoyens de s’exprimer, tout en évitant l’affichage sauvage.
Pourquoi à Auffargis ne disposons nous pas de cette facilité, maintes fois réclamée à nos élus? Ces panneaux sont-ils si compliqués à mettre en place, sont-ils si coûteux,
bien plus coûteux que les bacs à fleurs si nombreux ?
Michelle Bourdereau
Vu chez les marchands de journaux…
AUFFARGIS
Les Projets pour 2003…
Faut-il donc lire « toutes les Nouvelles » pour être au courant quand on est Fargussien… ?
Où en sommes nous de l’intercommunalité ?
Où, quand ; avec qui ? Le nord, le sud, tout le canton ? De nouvelles négociations seraient en cours… On ne nous dit rien.